Cyberharcèlement : les signes et que faire, le 3018
Le harcèlement ne s’arrête plus à la sortie de l’école : il continue sur le téléphone, le soir, le week-end. Moqueries dans un groupe de discussion, photo partagée sans accord, faux compte à son nom, exclusion organisée : l’enfant n’a plus de refuge.
Les signes qui doivent alerter
- Il cache son écran, sursaute à chaque notification, ou au contraire ne veut plus toucher son téléphone.
- Il ne veut plus aller à l’école, se plaint souvent de maux de ventre ou de tête.
- Il dort mal, s’isole, abandonne une activité qu’il aimait.
- Ses résultats baissent sans raison apparente.
Aucun de ces signes ne prouve un harcèlement, mais plusieurs ensemble justifient d’en parler, calmement, sans interroger.
Les bons réflexes
- L’écouter et le croire, sans minimiser ni dramatiser. Lui dire qu’il a bien fait d’en parler.
- Ne pas confisquer le téléphone. Il risquerait de ne plus rien vous dire la prochaine fois.
- Garder les preuves : captures d’écran avec la date, le nom du compte, le lien.
- Ne pas répondre au harceleur, et le bloquer.
- Prévenir l’établissement scolaire, qui a l’obligation d’agir.
Le 3018
Le 3018 est le numéro national contre le harcèlement et les violences numériques. Il est gratuit, anonyme et confidentiel, accessible par téléphone, par tchat et par son application. Ses écoutants conseillent l’enfant comme les parents, et peuvent obtenir des réseaux sociaux le retrait rapide d’un contenu.
La loi
Le harcèlement scolaire est un délit, et le cyberharcèlement aussi. Une plainte peut être déposée au commissariat ou à la gendarmerie. Un contenu illicite peut être signalé sur internet-signalement.gouv.fr (Pharos).
En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
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